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Le portrait du fondateur : le pasteur Yvon Charles

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Pasteur Caleb OURO-GBELE :

« Au Centre missionnaire… Ma vie prit un tournant à l’école de Dieu ! »

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15 mars 2021

Togo

Pasteur Caleb et son épouse

  Je suis le Frère OURO-GBELE Tchagani, alias CALEB, né le 27 mars 1975 à Sokodé de nationalité togolaise. Le 4 novembre 2000, j’ai épousé Mlle ADOM Késiré Larba, alias RUTH. 12 et 15 ans après notre mariage, je suis devenu père de 2 filles ; Bintou Esther Winner, 8 ans, et Othniela, 5 ans. Je suis missionnaire, résidant à Sokodé avec ma famille, exerçant le ministère dans des villages et sur l’ensemble du territoire togolais.

MA CONVERSION

Né d’une famille entièrement musulmane, j’ai grandi dans l’Islam et pratiqué la religion que je croyais à l’époque être la meilleure au monde. J’avais lu le Coran tout entier deux fois ! J’étais un musulman fervent depuis ma naissance, parce que toute ma famille l’était.

Je croyais être sur la bonne voie, la voie de Dieu : la voie du paradis… J’ai appris la lecture du Coran. Je le lisais parfaitement, je pouvais recopier des textes en arabe sur des tablettes noires et sur des papiers blancs à des fins occultes. J’étais au milieu de ma troisième lecture quand le Seigneur Jésus-Christ m’a sauvé.

Quoique fier de mon ancienne religion, je consultais en même temps les devins, avais recours aux pratiques occultes, en vue de me protéger contre les armes à feu et surtout contre la sorcellerie dans ma propre famille. Je manquais alors d’affection maternelle, ma mère étant très loin de son foyer et du pays.

Au cours du mois de Carême en 1993, le « Prophète des chrétiens », Jésus-Christ va se révéler à moi, lors des veillées de la « Nuit du Destin » ; Assis sur un Trône resplendissant et avec une couronne sur la tête, il tendra la main vers moi me disant : « C’est moi qui vais te sauver ! ».

Cependant, sous la menace de mon maître coranique et de mon cousin, j’endurcis mon cœur pendant une année et repoussais la décision de me convertir… Mais d’autres révélations suivront afin de me convaincre que ma place était auprès de Jésus-Christ comme Sauveur de ma vie. Pendant cette période, je me sentis alors acculé, et face à un terrible choix : soit me réconcilier avec mon père, ce qui impliquait de devenir sorcier moi-même, ou me suicider… J’ai choisi la fatalité : me suicider !

Après que j’eusse tenté de me suicider pour échapper à la sorcellerie de mon père, ma mère rendit l’âme le 28 septembre 1994 aux environs de neuf heures, tuée par la sorcellerie de mon père. Je me dis que l’endurcissement de mon cœur avait coûté la mort de ma mère, car si je m’étais converti à Christ avant, ma mère aurait pu être encore en vie ; j’aurais pu prier le Seigneur Jésus-Christ pour elle, lui présenter l’Évangile et la sorcellerie n’aurait pas eu d’emprise sur elle…

Cinq minutes après son décès, je pris la décision de couper avec l’Islam et de me tourner vers Celui qui s’était proposé de me sauver : Jésus-Christ ! J’invitai Jésus-Christ dans ma vie comme Sauveur et Seigneur personnel le lendemain : le 29 septembre 1994 aux environs de 15 heures.

Oh, quel bonheur de Le connaître, de recevoir son pardon et sa paix ! Ainsi, s’étaient réalisées dans ma vie les paroles du prophète Jérémie, chapitre 33 au verset 3 : « Je t’aime d’un amour éternel, c’est pourquoi je te conserve ma bonté. »

APPEL AU MINISTÈRE

     Si mon salut s’est opéré le 29 septembre 1994, mon appel a commencé depuis 1996. En juin 1996, après deux jours de jeûne et de prière d’intercession avec un pasteur, Michel ; une femme âgée, Mme GBANDI, me dit que le Seigneur voudrait que je me réserve pour lui. Le Seigneur ne cessera pas de me parler au cours de mes prières de recueillement, d’une façon directe, des fois en me renvoyant à un passage biblique (Jean 21 : 25 ; Jérémie 1 ; Exode 3 : 7-10 ; Jean 21…). Plusieurs fois dans les songes, je me suis retrouvé tantôt au milieu des musulmans en train de leur apporter la Bonne Nouvelle, tantôt dans une église où hommes et femmes répondent à l’appel, après que j’ai exposé des vérités bibliques. Et je l’ai expérimenté depuis que j’ai commencé à témoigner de Jésus-Christ aux musulmans et à prêcher dans les églises.

Cependant, j’avais un problème pour répondre si tôt à l’appel à plein temps. J’ai constaté que les serviteurs de Dieu africains ont la Parole de Dieu, l’onction du Saint-Esprit et la vision pour accomplir leur ministère ; mais faute de moyens matériels et financiers leur vision reste stérile, sans réalisation. Alors j’ai résolu de poursuivre mes études jusqu’à l’université pour avoir une formation qui me permettrait de créer une société ou une entreprise génératrice de revenus financiers. Et alors je me donnerais à plein temps, avec des fonds qui me permettraient d’atteindre ma vision. Mais le Seigneur m’a appris à ne pas compter sur ma propre sagesse, mais plutôt à me placer sous Sa direction divine. Le 15 septembre 1999, j’ai rencontré un homme de Dieu à Lomé, qui m’a dit : « Réserve-toi pour de grandes choses sous mes ailes. Ne doute pas, si tu veux connaître ma grandeur ; car mon nom est Dieu ». Quand je lui ai expliqué mon problème, celui-ci m’a répondu : « ça, c’est ta pensée. Est-ce que ça vient de Dieu ? Si Dieu veut il te donnera le Bac. Sinon il te conduira dans la voie qu’il veut… »

En l’an 2000, j’ai accepté pleinement l’appel de Dieu pour ma vie, afin de Le servir en tant que missionnaire et pour former d’autres serviteurs pour la mission de Christ.

LE CENTRE MISSIONNAIRE DE CARHAIX

         Quand j’étais en 3e année de formation à l’École Supérieure Baptiste de Théologie de l’Afrique de l’Ouest (ESBTAO), j’avais décliné des appels à rejoindre certaines églises et missions de la capitale, Lomé, et de la République du MALI, selon la recommandation du Seigneur ! C’est alors que mon Directeur académique, Pasteur John LABA, me parla d’une formation missionnaire et me remit l’adresse complète du Centre Missionnaire Évangélique de Bretagne à Carhaix en France, en février 2004. Car il connaissait mon témoignage de conversion et d’appel au service du Seigneur.

Mon inscription à l’institut biblique du CMEB…

J’écrivis aussitôt une lettre de candidature au Centre Missionnaire. Quelques jours plus tard, j’étais dans une situation très confuse ; car un professeur m’avait demandé de servir avec lui dans sa dénomination, avant de m’apporter son aide. Tous les étudiants que j’avais contactés, me conseillaient d’accepter la demande du professeur, alors qu’au fond de mon cœur la réponse était : « NON », que ma bouche ne parvenait pas à prononcer. Seul mon Directeur académique m’avait déconseillé d’accepter cette demande, tout en me demandant d’attendre patiemment la réponse du Centre Missionnaire de Carhaix. Effectivement, le Centre Missionnaire avait répondu ce même dimanche dans la nuit, pour me fournir des informations sur le dossier à présenter. Pour moi, ce courrier du Pasteur Samuel CHARLES était « LE OUI DE DIEU ». C’est ainsi que ma candidature à la formation au Centre Missionnaire fut définitivement acceptée, ayant bénéficié d’une recommandation de mon Directeur académique.

J’arrivais dans les locaux du Centre Missionnaire le 16 octobre 2004 juste à zéro heure. Après plus de 24 heures de voyage, j’étais très ravi et émerveillé d’arriver enfin à destination, d’être enfin au Centre. Mais j’avais aussi un objectif : apprendre et réussir.

Pour moi, la formation au Centre Missionnaire de Carhaix s’est déroulée dans un cadre de retraite spirituelle et de discipline. Car j’y ai appris à m’inscrire constamment « à l’École de Dieu », à être à Son écoute, et à me laisser conduire par le Saint-Esprit, plutôt que de suivre la masse.

Avec la formation reçue au Centre Missionnaire de Carhaix, j’ai appris à ne pas me plaindre, mais davantage à dépendre du Seigneur. J’ai appris à vivre de façon pratique des valeurs bibliques telles que l’obéissance et la fidélité à Christ-Jésus, et ceci, jusqu’à payer le prix. La vie de sanctification, de consécration qui se dégage du Centre Missionnaire de Carhaix a imprégné ma vie et mon ministère. J’y ai aussi appris à vivre, à enseigner et à défendre vigoureusement la Saine Doctrine biblique.

Des souvenirs encore très forts !

En cette année 2021, il y a bientôt seize (16) ans que je suis sorti de ma formation au Centre Missionnaire de Carhaix ; cependant, j’ai encore en mémoire tout le bon souvenir de mon passage. J’ai encore dans le souvenir beaucoup de bons échanges avec les frères Émile LOUEDIN, André FERRÉ, Anders ANDERSSON, la diaconesse Christina MATTSON, sur des sujets et conseils qu’ils me donnaient, comme la nourriture, la façon de s’habiller pour ne pas avoir froid, etc.

Je garde aussi toujours de bons souvenirs des échanges avec le Frère Erwan CHARLES ; des déplacements pour placer les traités bibliques dans des boîtes à lettres dans des villages avec le Pasteur Franck KELLER ; du temps à l’Ermitage ou à la ferme agricole avec le Frère Anders ANDERSSON ; de mes visites à l’imprimerie dirigée par le Frère FERRÉ ; de mes deux déplacements pour les études bibliques avec le Pasteur Samuel CHARLES, de mes entretiens avec lui pour discuter de mon appel et des sujets importants de mon ministère.

Le Pasteur Samuel CHARLES m’a dit un jour, à la fin d’un cours : « Toute la communauté missionnaire est convaincue que le Seigneur est en train de faire une bonne œuvre dans ta vie ! ». Alors il a pris rendez-vous auprès du Pasteur Yvon CHARLES. « Le Vieux », comme je l’appelle affectueusement, a prié pour moi, avec ses collaborateurs, un soir après la réunion de l’assemblée. C’était merveilleux de vivre cet événement !

Le Pasteur Yvon CHARLES m’avait donné accès, ainsi qu’à mon aîné NOUMONVI, au bureau du secrétariat et au téléphone, afin de joindre régulièrement mon épouse au TOGO, alors que mon pays était en pleine crise politique et sociale, à la suite du décès du Feu Président GNASSINGBE Eyadema en février 2005.

Caleb au centre, lors d'une campagne de distribution avec le Pasteur Kranck Keller (qui prend la photo)
Photo des étudiants en formation au CMEB
Une expérience marquante…

Un jour, une pensée est venue à mon esprit, je devais m’inscrire à l’École Missionnaire pour la Francophonie (EMF) ! Mais pour cela, il me fallait poser un acte en contradiction au règlement intérieur en vigueur du Centre, concernant la vie des stagiaires africains… Je passais donc du temps dans ma chambre pour chercher la face du Seigneur, par rapport à ma conviction intérieure. Le Seigneur me donnant une réponse positive et claire dans une prophétie ce mardi 25 janvier 2005, par la bouche de Son Serviteur Yvon CHARLES, lors de la prière de recueillement de 12 h 15 à 12 h 30 : « Quel est l’homme qui craint l’Éternel ? L’Éternel lui montre la voie qu’il doit choisir… ». Et une deuxième prophétie le 30 janvier 2005 lors du culte de dimanche : « Cette grande voie qui s’ouvre devant toi, est une voie de grandes tentations. Si tu prends la ferme résolution de ne pas te souiller, à l’instar de Daniel, cette voie sera pour toi une école, l’école de Dieu ».

Lorsque, sous des pressions négatives de certains de mes responsables au pays et ailleurs, je fus tenté de désobéir à la direction du Seigneur Jésus-Christ, sans mot dire à personne, le Saint-Esprit me parla à nouveau dans des prophéties par la bouche de Son Serviteur Yvon CHARLES : « Il y a un temps, j’ai répondu à toutes tes interrogations, je t’ai montré la voie que tu dois suivre. Et toi, qu’as-tu fait ? Si tu me suis, je serai avec toi ; mais si tu décides de suivre ta propre voie, je te laisserai aller, dit le Seigneur ». Je suis retourné dans ma chambre à la fin du culte, à genoux, je me suis repenti devant le Seigneur, avec une ferme résolution de Le suivre, quel que soit le prix à payer.

Je me souviens lorsque les Pasteurs Yvon CHARLES et Samuel CHARLES m’ont reçu dans l’un des bureaux, à la fin de ma formation, parce que je leur avais demandé des conseils au sujet de mon désir d’inscription auprès de l’École Missionnaire pour la Francophonie (EMF). À la fin de cet entretien, le Pasteur Yvon CHARLES a demandé au Pasteur Samuel CHARLES de téléphoner au directeur de l’EMF et de lui dire : « Nous avons discuté avec le frère Caleb, il est recommandable ! »

Pour la plupart des stagiaires africains, les premières impressions que l’on se ferait sur la personne du Pasteur Yvon CHARLES, c’est un grand respect mêlé de crainte (peur). Mais lorsque on l’approche ou le regarde avec les yeux du Saint-Esprit, on se rend compte qu’on est en face d’un grand Homme de Dieu, avec un grand cœur. Et c’est ainsi que j’ai découvert le Pasteur Yvon CHARLES et les autres Serviteurs et Servantes de Dieu qui œuvrent avec lui.

MON MINISTÈRE ET MON CHAMP D’ACTION

          Dès le début de ma conversion en 1994, j’étais impliqué dans l’évangélisation en ville comme dans les villages. C’est lors de ma formation à l’École Supérieure Baptiste de Théologie de l’Afrique de l’Ouest (ESBTAO 2001 à 2004) à Lomé, que le Seigneur va clarifier davantage mon appel et ma vision ; « Servir en tant que missionnaire et former d’autres serviteurs de Dieu ».

Je me suis impliqué dans l’implantation de plusieurs églises dans les Régions Centrale et de la Kara. Je suis actuellement à la tête de trois églises rurales que j’ai implantées dans la Préfecture de Tchaoudjo (Sokodé), avec trois collaborateurs directs à gérer. Je m’occupe de leur formation.

Caleb avec ses étudiants, lors d'une remise de diplôme
Pancarte de l'EEMC - Caleb
Caleb avec ses étudiants, lors d'une remise de diplôme

Le Seigneur m’a donné un ministère d’évangélisation parmi les musulmans (Les Verts), avec des approches particulières. J’ai la grâce de compter des chefs cantons, des anciens députés Peuhls, des El-Hadj, des militaires, des élèves, … etc. tous issus de l’Islam comme disciples du Seigneur Jésus-Christ.

J’ai un ministère parmi les militaires qui me passionne énormément. Je vois parmi eux des conversions, dont les chrétiens rétrogrades qui reviennent au Seigneur. Il y a environ trois années que j’ai distribué 260 Bibles et des copies du Nouveau Testament aux militaires à Sokodé. Je suis quotidiennement en contact avec ceux qui partent en mission de maintien de paix (comme au Mali), jusqu’à leur retour.

Un autre ministère avec les élèves et enseignants des primaires, collèges et lycées dans la Région Centrale où nous avons formé certains enseignants chrétiens à exercer leur ministère avec tact dans leurs classes. Je suis dépositaire des copies de « La Bonne Semence » dans des collèges et lycées de la Région Centrale en vue de la lecture quotidienne dans les classes. Ce ministère a occasionné la conversion de nombreux élèves et enseignants. Quotidiennement, je distribue la version électronique en écrit comme en audio via WhatsApp, à plus de 200 personnes, dont des chrétiens et pasteurs, des militaires, des païens et musulmans. Un moyen efficace de communiquer l’Évangile de Christ. Et des conversions s’opèrent.

Je suis un formateur bénévole de la Mission AFRICA SERVICE TOGO (AFS TOGO). AFRICA SERVICE est la branche africaine de la Mission PORTES OUVERTES du Frère ANDRÉ qui œuvre en faveur de l’Église persécutée. Ainsi je suis l’un des facilitateurs de plusieurs thématiques lors des séminaires avec des pasteurs et leaders de plusieurs dénominations sur toute l’étendue du territoire togolais.

Je suis aussi un Formateur Accrédité (bénévole) de DCPI : Dynamic Church Planting International. D’abord, j’ai mobilisé une quarantaine de pasteurs togolais de plusieurs dénominations pour des formations en ligne sur la vision d’implantation de cinq millions d’églises de par le monde. À présent, j’assure les formations en présentiel dans les Régions Centrale et de la Kara, et où besoin sera. 23 personnes ont déjà suivi une première formation DCPI en présentiel.

Mon épouse m’accompagne dans mon ministère et sert le Seigneur auprès des enfants, des jeunes, des femmes et des couples.

Tous ces ministères se déroulent dans un contexte de bénévolat. Je vis par la foi. J’ai appris le contentement, malgré de multiples besoins à la fois pour ma famille et pour l’œuvre. La persécution de l’intérieur comme de l’extérieur de l’Église fait partie intégrante de ma foi en Jésus-Christ.

Le 17 octobre 2017, lors des troubles socio-politiques à Sokodé, je suis tombé dans une embuscade de trois militaires masqués, alors que je revenais de la pharmacie pour sauver la vie de mon père mourant des suites du diabète. J’ai été sauvagement battu à mort… J’ai eu des fractures aux pieds, des blessures corporelles, des pertes matérielles comme ma moto, mon téléphone et d’autres objets importants. Après trois années et demi, je porte encore des séquelles de cette barbarie, avec la fragilité de mes pieds. J’ai aussi expérimenté l’intimité avec le Seigneur Jésus-Christ, au milieu de mes souffrances.

Je traverse actuellement, entre autres, une persécution de l’intérieur de l’Église dont je préfère ne pas parler.

Avec ma formation au Centre Missionnaire de Carhaix, je reconnais qu’il n’y a pas de hasard dans ma vie. Tout ce qui m’arrive n’est que, soit les conséquences de mes choix, soit dans le plan parfait du Seigneur pour ma vie.

Le pasteur Caleb et un autre enseignant
Caleb blessé par l'agression
Caleb entouré de frères en Christ, après son agression

Je « vis » le Centre Missionnaire de Carhaix en moi (si je puis dire ainsi) dans mes enseignements et pratiques, sans compromission avec la Saine Doctrine biblique et la gestion des affaires du Royaume de Christ. Ce qui me vaut l’honneur d’être persécuté de l’intérieur comme de l’extérieur de l’Église.

Je voyage beaucoup à l’intérieur du Togo, et quelques fois dans certains pays de l’Afrique ; je connais la France et la Belgique. Je suis témoin de la dégradation de la situation d’une grande partie de l’Église. Heureusement, qu’il y en a qui demeurent fidèles à la Vérité de la Parole de Dieu, «… qui ne fléchissent pas les genoux devant Baal, et dont les lèvres ne le baisent point ! » (La Bible)

Le Centre Missionnaire de Bretagne à Carhaix est alors une œuvre de bénédiction fidèle à la Parole de Dieu ; elle est un phare dans un monde en dérive ; elle est un exemple de fidélité à la Parole de Dieu qui nous pousse à faire de même…

MOT DE LA FIN

Remerciements…

          Je veux profiter de ce témoignage pour adresser mes sincères remerciements au Pasteur Yvon CHARLES de m’avoir accepté pour une année de formation au Centre Missionnaire de Bretagne à Carhaix, d’avoir impacté positivement ma vie spirituelle et mon ministère.

Je le remercie de m’avoir offert cette Bible, que je voulais m’acheter, à mon trentième anniversaire le 27 mars 2005. Je lui suis reconnaissant pour ses prières et le soutien financier qu’il m’avait apporté à la suite de cet incident barbare dont j’ai été victime le 17 octobre 2017.

Je voudrais également remercier le Pasteur Samuel CHARLES pour sa disponibilité à m’accueillir, la grande écoute qu’il témoigné en ma faveur, comme pour les autres collègues en formation, pour ses bonnes paroles et précieux conseils sur des sujets en rapport à la vie spirituelle, mon appel et au ministère.

Les mêmes remerciements au Pasteur Franck KELLER pour m’avoir « inoculé le virus » de l’aumônerie auprès des armées.

Au Docteur Émile LOUEDIN, qui m’a appris que l’être humain n’est pas seulement spirituel, et que l’on doit autant prendre soin de sa santé physique, psychologique et émotionnelle que de sa santé spirituelle,

Je n’oublierai pas le Frère Erwan CHARLES, qui m’a offert un joli maillot de l’équipe de France de football à la veille de mon départ du Centre en mai 2005.

Je prie que le Seigneur continue à bénir l’œuvre du Centre Missionnaire de Bretagne à Carhaix, que cette œuvre continue d’être un phare et une source de bénédiction pour l’Église et le monde en dérive.

    Bible offerte à Caleb par le Pasteur Yvon Charles 1 (photo 21/01/2021)
    Bible offerte à Caleb par le Pasteur Yvon Charles 2 (photo 21/01/2021)

    Je le remercie de m’avoir offert cette Bible, que je voulais m’acheter, à mon trentième anniversaire le 27 mars 2005. Je lui suis reconnaissant pour ses prières et le soutien financier qu’il m’avait apporté à la suite de cet incident barbare dont j’ai été victime le 17 octobre 2017.

    Je voudrais également remercier le Pasteur Samuel CHARLES pour sa disponibilité à m’accueillir, la grande écoute qu’il a témoigné en ma faveur, comme pour les autres collègues en formation, pour ses bonnes paroles et précieux conseils sur des sujets en rapport avec la vie spirituelle, mon appel et le ministère.

    Les mêmes remerciements au Pasteur Franck KELLER pour m’avoir « inoculé le virus » de l’aumônerie auprès des armées.

    Au Docteur Émile LOUEDIN, qui m’a appris que l’être humain n’est pas seulement spirituel, et que l’on doit autant prendre soin de sa santé physique, psychologique et émotionnelle que de sa santé spirituelle.

    Je n’oublierai pas le Frère Erwan CHARLES, qui m’a offert un joli maillot de l’équipe de France de football à la veille de mon départ du Centre en mai 2005.

    Je prie que le Seigneur continue à bénir l’œuvre du Centre Missionnaire de Bretagne à Carhaix, que cette œuvre continue d’être un phare et une source de bénédiction pour l’Église et le monde en dérive.

      Demande de soutien dans la prière…

      Je voudrais demander à mes frères et sœurs du Centre Missionnaire de me soutenir dans la prière, car la vision est grande, et nous avons besoin pour cela de nombreux collaborateurs en vue de l’implantation de plusieurs églises et d’assumer la direction de ces églises comme pasteurs. Un besoin de voiture adaptée aux pistes rurales et aux longues distances, en vue du ministère se fait sentir, les besoins financiers sont nombreux pour assurer les formations missionnaires, pour l’encouragement des collaborateurs de terrain, pour les besoins de ma famille, d’autant que la santé de mon épouse Ruth est préoccupante, le soutien dans la prière des frères et sœurs est important ! Pour tout cela, le Seigneur qui prend soin de Son œuvre pourvoira…

      D’un point de vue administratif, j’ai besoin d’une reconnaissance officielle des autorités compétentes du pays, pour le ministère d’aumônerie auprès des armées. Je suis tellement sollicité par des militaires ; et cette reconnaissance officielle me permettra d’aller de l’avant. Merci de prier pour cela.

      Nous avons un projet de développement communautaire, avec un centre ophtalmologique, un espace électrifié pour permettre aux élèves de réviser leurs cours et d’être en contact avec la Parole de Dieu, … dans le village de Yao-Kopé. Merci de prier pour la réalisation de ce projet.

      Conclusion…

                Pour finir, je voudrais recommander le Centre Missionnaire Évangélique de Bretagne aux églises du monde entier, à tous les disciples du Seigneur Jésus-Christ, pour la formation au ministère, le culte et les retraites spirituelles, la lecture des « Documents Expériences », pour la richesse et la profondeur spirituelle des écrits. Car les enseignements et pratiques du CMEB sont conformes à la Saine Doctrine biblique, aux enseignements du Seigneur et des apôtres. Ces enseignements éclairent et avertissent contre les dérives dans l’Église…

      Ensemble pour la cause du Royaume de Christ, recevez mes sincères salutations fraternelles.

      Pasteur OURO-GBELE Tchagani (dit CALEB)

      Église Évangélique de la Mission Chrétienne (EEMC TOGO)