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Le portrait du fondateur : le pasteur Yvon Charles
Le portrait du fondateur : le pasteur Yvon Charles

Le Centre Missionnaire a vu le jour au début des années soixante. Il a été fondé par le pasteur Yvon Charles, fidèlement épaulé et soutenu par son épouse Anne-Marie ; dans le but de prouver modestement la réalité de l'existence de Dieu sur le terrain concret des...

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Le prophète Martinus Bjerre & le pasteur Yvon Charles
Le prophète Martinus Bjerre & le pasteur Yvon Charles

"Le prophète Martinus Bjerre (né le vendredi 10 avril 1896), a été jusqu'à sa mort, (survenue à Odense le 28 mai 1969, à l’âge de 73 ans), pasteur de l'Église Apostolique du Danemark. Il laisse derrière lui des traces profondes et nombreuses, tout particulièrement...

Pasteur Nicolas MENA :

« EN DES TEMPS D’APOSTASIE, LE Centre missionnaire RESTE ATTACHÉ À LA PAROLE DE DIEU ! »

l
22 août 2025

Togo

Je m’appelle MENA Yao Nicolas, je suis Togolais, originaire de la préfecture de Vo, au sud du pays, mais je réside aujourd’hui à Kara pour l’œuvre de l’Évangile. Je suis marié et père de quatre enfants.

De l’idolâtrie à la foi en Christ

Le pasteur Nicolas Mena et son épouse Angèle

Je suis né dans une famille entièrement païenne. Mon père était féticheur. Dès ma naissance, il m’avait initié à ses pratiques, érigeant pour moi des idoles à la maison et dans une grande forêt, où nous allions régulièrement offrir des sacrifices.
Étant son fils aîné, il m’enseignait ces rites, non seulement pour ma « protection », mais aussi dans l’intention que je le remplace un jour.

À cette époque, un directeur d’école — l’un des clients de mon père, qui réparait des vélos — m’aimait beaucoup. Par considération pour lui, mon père m’inscrivit dans son école, située dans un village voisin, lorsque j’eus six ans. Cette école avait la particularité d’annoncer la Parole de Dieu chaque jour.

C’est là que, très tôt, j’ai confessé mes péchés et pris la décision de suivre le Christ. Mon institutrice, qui m’accompagna du CP au CE1, nous parlait souvent de l’œuvre de Jésus à la croix. Vers 1983-1984, alors qu’elle lisait et commentait le récit de l’homme riche et du pauvre Lazare (Luc 16.19-31), j’ai compris l’appel de Dieu et me suis tourné vers Christ.

Dès lors, j’ai eu l’assurance du salut et j’ai cessé de participer aux pratiques idolâtres. Mais je ne pouvais pas fréquenter librement le culte évangélique, ce qui me causait une grande frustration. Mon père, remarquant mon changement, refusa d’envoyer mes frères dans cette école qui transformait les vies. Les relations entre lui et le directeur de l’école se détériorèrent, au point qu’il en vint à l’insulter.

À 12 ans, alors que je préparais le CEPD au CM2, je profitais des moments d’étude avec mes camarades pour assister au culte le dimanche et participer à deux études bibliques par semaine. Mais un jour de juillet 1989, alors que j’étais en pleine étude biblique, mon père est venu me chercher de force. Pris de colère, il m’a battu à coups de bâton et m’a contraint à renier Jésus — ce que je ne pouvais absolument pas faire, car j’étais déjà véritablement engagé.
À travers cette épreuve, le Seigneur m’a fortifié et j’ai continué à participer aux réunions chrétiennes malgré l’opposition.

Ma mère, qui me soutenait discrètement en me donnant à manger, fut elle aussi persécutée par mon père. Bientôt, toute la famille paternelle et maternelle s’opposa à moi. Mon père, ne supportant plus ma présence, refusa de financer ma scolarité. À 13 ans, je dus travailler comme métayer dans les champs d’autrui pour poursuivre mes études.

En classe de seconde, ma santé fragile m’obligea malheureusement à abandonner l’école. Mais le Seigneur resta mon appui dans ces moments difficiles.

J’aimais partager le message du salut partout où j’allais. Avec des jeunes de notre église, nous formions un groupe d’évangélisation et parcourions plusieurs villages pour témoigner de la grâce de Jésus-Christ.

Deux ans après avoir quitté l’école, je me suis tourné vers l’enseignement dans une école missionnaire où l’Évangile était annoncé chaque matin aux élèves. Là, le Seigneur confirma à plusieurs reprises, par les prédications à l’église et par les médias, son appel spécifique sur ma vie pour le champ missionnaire.

Après cinq années de service, j’en ai parlé au frère responsable des écoles. Avec mon épouse, nous avons prié avec lui et reçu ses conseils. Nous avons ensuite partagé cet appel avec notre assemblée locale. Après un temps de prière, les frères et sœurs nous ont pleinement soutenus et bénis pour cette mission.

Ainsi, le 27 septembre 2005, nous sommes arrivés à Kara comme missionnaires.

Missionnaire au Togo : implanter des églises au nord du pays

Le pasteur Nicolas Mena (polo bleu) en évangélisation

Moi, je partage l’Évangile dans les écoles et surtout dans les villages. À la gloire de Dieu, cette mission a permis la naissance de six communautés de frères. Le Seigneur a suscité autour de moi des collaborateurs fidèles pour l’exercice de cette œuvre. Il est notre soutien. Gloire soit rendue à Dieu pour sa fidélité !

Avec mon épouse, nous travaillons au nord du Togo, au milieu du peuple kabyè, comme missionnaires implanteurs d’églises. Nous ciblons particulièrement les villages reculés, là où le Sauveur du monde n’est pas encore connu.

Par la grâce de Dieu, plusieurs églises sont nées dans les villages de Kara et de Dapaong, une ville située à plus de 220 kilomètres au nord de Kara, dans l’extrême nord du pays. Dans les villages, nous regroupons surtout les enfants par la projection de films chrétiens, puis nous les encadrons afin qu’ils grandissent avec la Parole de Dieu.

Mon épouse Angèle est responsable d’une librairie-bibliothèque chrétienne dans notre quartier. Elle met à disposition différentes versions de la Bible et de nombreux ouvrages chrétiens. Des centaines d’enfants et de jeunes de diverses églises ont été touchés et édifiés dans le Seigneur à travers les leçons bibliques proposées, qui les motivent à lire et à étudier la Parole. Une salle de lecture est également disponible, et il est possible d’emprunter des livres.

Voici par exemple un témoignage reçu d’un correspondant de la Bibliothèque Chrétienne :

Kara, le 16 septembre 2014
AWI Agnidoufi

Gloire soit rendue à Dieu !
Après le bac 2 en 2013, j’ai commencé à suivre les cours bibliques à la bibliothèque chrétienne.
Cette étude m’a permis de mémoriser des versets clés de la Bible. J’ai découvert les sept fêtes d’Israël et leur signification. Le livre La marche dans le désert a été mon formateur. Plusieurs documents du centre biblique ont réactivé l’action du Saint-Esprit en moi et fortifié ma foi.
J’ai été encouragé par les dons de livres et par une Bible version Darby reçue après certaines leçons. J’ai été émerveillé par toutes les découvertes que j’ai faites dans cette bibliothèque. Ce qui est précieux aussi, c’est que vous ne vous contentez pas d’enseigner, mais vous facilitez un véritable accompagnement dans l’étude.
Je demande à Dieu de soutenir le personnel de cette bibliothèque. Ne vous lassez pas, car ce centre fait beaucoup dans la vie de nombreux chrétiens, parfois même au-delà de ce que vous imaginez.
« Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous ! » (1 Th 5.18)

— Votre correspondant, AWI

Mon parcours au Centre Missionnaire de Carhaix

Un ami m’oriente vers le Centre Missionnaire

J’ai connu le Centre Missionnaire grâce à mon frère et ami Caleb OURO-GBELE, qui avait suivi la formation pastorale dans ce centre avant même que nous soyons liés par une amitié fraternelle. Il m’avait beaucoup parlé de la vie spirituelle menée là-bas.
Au début, je n’étais pas vraiment intéressé lorsqu’il m’invitait à suivre la formation. Mais à force d’insister pendant deux ans, et convaincu que c’était le plan de Dieu, il a fini par me persuader.

Inscription et appel confirmé pour la formation pastorale

J’ai donc pris la décision d’adresser une lettre de demande de stage au Centre Missionnaire. Grand fut mon étonnement lorsque j’ai reçu une réponse favorable dans un délai très court ! Honnêtement, je m’attendais plutôt à un refus, ou à un « oui, mais attendez encore quelques années ». Mais le Seigneur avait préparé ce chemin.
C’était en janvier 2015. Dès la réponse obtenue, je sentais déjà que je m’engageais dans une voie sérieuse. C’était le début d’une relation fraternelle avec le Centre Missionnaire.

L’obtention du visa pour la France se fit sans difficulté. Et le vendredi 9 octobre 2015, mes pieds ont foulé pour la première fois le sol du Centre Missionnaire de Carhaix, vers 19 heures.

Mon arrivée à Carhaix : un accueil fraternel

Dès mon arrivée, j’ai été frappé par le calme qui régnait. On aurait dit que personne n’était à l’intérieur, et pourtant la communauté vivait là dans une atmosphère paisible. L’accueil fut très chaleureux. Ce fut un grand soulagement pour eux comme pour moi, car j’avais rencontré beaucoup de difficultés durant le voyage, et les frères priaient pour mon arrivée. J’ai senti immédiatement que l’amour fraternel régnait au Centre Missionnaire.

Huit mois de formation biblique et spirituelle

Les huit mois de formation se sont bien déroulés parmi les frères. J’ai beaucoup aimé les cours, même si le grec m’a posé quelques difficultés ! Grâce à cette formation, j’ai approfondi ma compréhension de la Parole de Dieu et de Son plan pour l’humanité.

Ce temps reste l’un des souvenirs les plus précieux de ma vie. Non seulement les cours m’ont éclairé, mais j’ai aussi vécu des moments intenses seul avec le Seigneur, de jour comme de nuit. J’y ai également lu énormément de littératures chrétiennes. J’ai apprécié la structure claire et biblique des prédications.

J’ai beaucoup observé la vie communautaire des frères, et j’ai été profondément marqué par leur engagement, leur sérénité, leur amour et leur discipline spirituelle. Chacun se traite avec déférence. Tout se fait dans le respect, l’ordre et une harmonie que l’on désire voir partout. Les travaux pratiques à la ferme agricole m’ont ouvert les yeux sur la force de la coopération dans l’église.

Je puis fortement témoigner que le temps passé au Centre Missionnaire de Carhaix a eu un impact positif durable sur le ministère que Dieu m’a confié. Aujourd’hui, notre communauté s’organise autour des travaux agricoles pour subvenir aux besoins du champ missionnaire. Sans mon passage au Centre, je n’aurais pas compris l’importance de cette dynamique communautaire.

Un témoignage de fidélité et de persévérance

À la fin de la formation, après avoir côtoyé les frères et sœurs du Centre Missionnaire, je peux témoigner que le Seigneur est véritablement au milieu d’eux. Ils oeuvrent avec Dieu dans Son champ, avec un profond amour et dans la sainte crainte de Son nom.

Le pasteur Yvon CHARLES est un vase d’honneur mis à part par Dieu Lui-même pour bâtir cette œuvre à Carhaix. Son amour pour le Seigneur, qu’il prouve par son obéissance à la voix de Dieu, son engagement, son attachement à la Parole de Vérité sans altération, son travail pour « nourrir » le peuple de Dieu par la prédication sont exemplaires et touchants. Il a aussi profondément marqué son fils pasteur et les autres prédicateurs du Centre Missionnaire.

Le Centre Missionnaire est bâti sur la Parole de Dieu, dans la crainte du Seigneur. C’est pourquoi je crois en sa pérennité, de génération en génération, jusqu’au retour de Christ.

Encore aujourd’hui, la formation au CMEB est une grande aide pour moi jusqu’à ce jour. Je bénéficie aussi de son apport à travers les périodiques et les enseignements que je reçois chez moi, qui ne font qu’appuyer le bon dépôt que j’ai acquis en moi lors de la « formation en marchant ».

Dans un temps où l’apostasie envahit l’Église, temps difficiles où le message de la Croix est abandonné au profit de message plus laxiste, je rends gloire à Dieu pour le Centre Missionnaire qui demeure fermement attaché à la saine doctrine de la Bible, celles des apôtres de la Parole de Dieu. C’est une église de référence.

Nicolas Mena (à droite), avec Hans Hoddenbagh (au milieu) et Emmanuel Bamogo (à gauche), devant le chalet du Centre Missionnaire de Carhaix.

Encouragements au CMEB et appel à persévérer dans la foi

Je rends grâce au Seigneur pour le pasteur Yvon CHARLES, resté fidèle au Seigneur et à Son appel. J’exprime aussi ma gratitude à tous les prédicateurs du Centre Missionnaire qui ont profondément impacté ma vie et mon ministère. Merci également aux sœurs diaconesses, un soutien précieux dans l’œuvre et pour le pasteur Yvon CHARLES dans l’excercice de la vision que le Seigneur lui a donnée dans Son champ…

Je vous demande de continuer à prier pour nous, afin que nous marchions fidèlement dans les traces du Seigneur jusqu’à son retour. Vous êtes pour nous des modèles !

À ceux qui lisent ces lignes et qui ne connaissent pas encore le Centre Missionnaire, je vous encourage vivement à leur rendre visite, si vous en avez la possibilité. Participez à une retraite spirituelle ou à un temps de recueillement parmi eux : vous ne serez pas déçus.
Et si vous êtes serviteur de Dieu, quel que soit votre âge ou votre expérience, je vous exhorte à demander un stage de formation au Centre Missionnaire. On n’a jamais fini d’apprendre…

« Faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la connaissance, à la connaissance la maîtrise de soi, à la maîtrise de soi la persévérance, à la persévérance la piété, à la piété la fraternité, et à la fraternité l’amour. »    (2 Pierre 1.5-7)

Votre frère en Christ.

Pasteur MENA Yao Nicolas

Missionnaire implanteur d'églises au Togo

2 Commentaires

  1. Théodore MENA

    Vous êtes un exemple, un modèle, vous êtes vraiment à féliciter que Dieu vous bénisse ! AMEN

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  2. Pst Michel ADOKOU

    AAAAAlléluia !
    Gloire à Dieu, le seul grand Maître sculpteur qui connaît la fin du commencement et fait toute chose bonne en son temps (Eccl. 3:11).
    Témoin de ces souffrances vraiment inouies dont le pasteur Nicolas avait endurées, je rends gloire à Dieu que la croix de Jésus prévaut toujours contre le séjour des morts. Alléluia
    Toujours en avant, les soldats de Jésus Christ, le couple missionnaire Nicolas et Angèle Mena.

    Réponse

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